théâtre marni
d festival
Concept & mise en scène
Fré Werbrouck
Création & interprétation
Sara Sampelayo
Musique
Boris Gronemberger
Création lumière
Catherine Brevers
Scénographie
Claire Farah
Costumes
Delphine Morissens
Son
Matthieu Charray
Images
Eve Giordani
Frédéric Dumont
Fré Werbrouck
Petites morsures sur le vide _ Etape III
L’Etape III des Petites morsures sur le vide est l’aboutissement d’une période de recherche dans laquelle se sont intégrées les Etapes I et II.
L’Etape III est une forme plus longue qui intègre certains tableaux des Etapes précédentes mais surtout des images neuves.
La série des petites morsures sur le vide s’articule autour de l’idée du lieu. Comment les lieux se rappellent à nous, comment nous les créons à l’intérieur de l’espace rêvé, comment ils surgissent à l’improviste dans notre esprit, comment ils émergent, au gré des vagues de la mémoire, et dessinent, au fil des ans, un dédale, une cartographie intérieure.
En vérité, ce qui me fascine, c’est moins le fait de se trouver dans un lieu que celui de ne pas s’y trouver : la façon dont les lieux vivent dans l’esprit après qu’on les a quittés, dont on les imagine avant d’y arriver, dont ils semblent surgir de rien pour illustrer une pensée ou une histoire.
// Siri Hustvedt
A l’image du monde des rêves et des contes, la pièce se construit, joue de la disproportion et de l’illusion, invite des personnages étranges, des forêts noires et des oiseaux suspendus. Une femme s’y meut, s’y déploie, s’y replie. C’est son intériorité qui est contée.
Certains lieux, réels ou imaginaires, révèlent ce que vous ignoriez de vous jusque là, ils sont un point précis de votre simple vérité.
// Michèle Lesbre
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Des étapes. Une forme ouverte et modulable, un assemblage en constante évolution. Des chapitres, des fragments, des tableaux, articulés de multiples manières. Sortes de haïkus qui, séparés ou mis bout à bout, prennent sens, se moduleront, pour offrir diverses visions d’un réel fragmenté. A l’instar des montages que l’ont fait de nos souvenirs pour donner forme au présent, pénétrer dans une mémoire et moduler le réel. Créer un rythme et une spatialisation singulière à l’image de la perception fractionnée des réminiscences.
